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Franchir le pas du covoiturage

Mobilité
02/10/2019
FRANCHIR LE PAS DU COVOITURAGE
Levier pour fluidifier le trafic sur les routes, le covoiturage fait partie des modes de déplacement à développer sur le territoire. C’est pourquoi l' agglomération développe ses équipements pour favoriser la pratique du covoiturage.

Si les trajets du quotidien (domicile-travail ou études, loisirs) représentent un fort potentiel de développement du covoiturage sur le territoire, de nombreux usagers n’osent pas encore franchir le pas. Pour les aider, l’agglomération joue sur deux tableaux: le renforcement des infrastructures et l’incitation à la pratique.
En matière d’équipements, le territoire est plutôt bien doté: 26aires accessibles 7j/7et 24h/24, une localisation stratégique sécurisée à proximité des nœuds de circulation pour limiter les détours, des infrastructures complémentaires, comme des abris vélo, des arrêts de bus à proximité... L’agglomération renforce aussi ses équipements en réalisant notamment des travaux d’extension, comme à l’aire de Chapeau rouge, site stratégique à l’intersection de la RN165et RN166, entre Vannes et Saint-Avé, qui va passer de 45 à 85 places en fin d’année.
Au-delà des équipements, l’agglomération développe la pratique du covoiturage de proximité pour limiter l’usage de la voiture sur le territoire et en conséquence, fluidifier le trafic et améliorer la qualité de l’air. C’est pourquoi elle s’est engagée avec de nombreuses autres collectivités dans le projet Ouestgo (www.ouestgo.fr), plateforme de covoiturage de proximité du Grand Ouest, pour faciliter la mise en relation entre les usagers. Spécialisée sur les trajets réguliers, occasionnels, comme pour se rendre aux festivals, la plateforme propose aussi du covoiturage solidaire pour les personnes qui n’ont pas de moyen de transport. Sur inscription gratuite, les utilisateurs de cet outil peuvent voir ou déposer des trajets selon leurs propres critères afin de favoriser les rencontres entre covoitureurs potentiels.

LE FREIN DES IDÉES REÇUES

Malgré les actions pour favoriser le développement du covoiturage, il est un domaine qui freine la pratique: ce sont les idées reçues. Le covoiturage souffre encore d’une image négative: craintes des horaires fixes ou des détours sur son temps de trajet, peur de perdre son autonomie... Et pourtant. Outre les avantages économiques (frais de carbu-rant, usure de la voiture...) ou les bien-faits écologiques habituellement mis en avant, le covoiturage permet aussi de rester libre.
Par exemple, s’il on n’est plus seul en voiture, chacun est toutefois libre de parler ou non, mais cela reste un choix et non une obligation. Et en pratique, le fait d’échanger développe la convivialité et permet de faire passer le temps plus vite (surtout dans les embouteillages). Autre idée reçue, celle des contraintes horaires. Les quelques minutes perdues à rejoindre son/ses covoitu-reur(s) peuvent être récupérées en chemin: plus il y a de covoitureurs, moins il y a de voitures sur la route et sur les places de stationnement. Enfin, sur les horaires, la gestion entre participants se veut plus flexible que contraignante puisque cela repose sur la volonté des participants qui s’ac-cordent sur l’organisation de leurs tra-jets. Mais pour vraiment le savoir, le plus simple reste encore de franchir le pas etde tester le covoiturage!